5 Mars 2017
La première fois que je suis monté sur les falaises du Bandiagara au Mali c'était il y a au moins vingt cinq ans et j'avais fait le voyage depuis Mopti, le port sur le Niger, sur une planche placée en travers du plateau arrière d'une vieille 404 qui devait ne plus avoir aucun souvenir de Sochaux....
J' étais avec Francis mon ami, grand reporter à FR3. On avait avalé à satiété une poussière rouge de latérite, on était trempés et assoifés. Mais on avait absolument rien regretté et on ne pensait même pas pas qu'il nous faudrait refaire le chemin en sens inverse.
Là, vit le peuple Dogon. Cela m'avait tellement passionné que j'y suis retourné deux fois encore. A ma première visite nous n'avions que des caméras pour filmer les tombes creusées dans les falaises, les villages typiques entourés de baobabs, la culture des oignons sur le plateau, les cases à palabres et les habitations où tout grouillait de vie.
Notre guide Dogon lui même nous fit rencontrer bon nombre d'artisans et assister à une danse des masques que je n'oublierai jamais.
Les Dogons sont des forgerons hors pair, ils extraient du minerai de fer, le transforme grâce à des fours qu'ils construisent et fabriquent outils et armes.
C'est de cette façon que j'ai pu obtenir cette antique pipe de chef et ces deux couteaux avec leurs fourreaux.
L'homme et la femme, le couple, belle symbolique.
Sacrés souvenirs d'une journée inoubliable.
Maintenant c'est fini. On accède aux falaises par une large route goudronnée, que l'on emprunte en voiture ou minibus climatisé, suivant le voyagiste que vous aurez choisi, le charme est rompu....et la zone est maintenant dangereuse.. quand j'y pense.....
Passez une bonne semaine.
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